- Les pêcheurs :

Le quartier des pêcheurs appelé Bouïgas, était à l'est, autour de la place Marcel Challier, sa pointe orientale baignant dans le Bassin. Entouré d'eau, véritable état dans la ville sa vie balançait entre les actuels quais Jean Jaurès et Frédéric Mistral. Les écrevisses, qui y possèdent encore leur rue, furent sans doute les vedettes on en ramenait jusqu 'à quinze mille par jour au XIXe siècle. On prélevait aussi la truite, l'ombre commun, le brochet, le vairon ou l'anguille. Le métier était dur la pêche se pratiquait toute l'année, même par grand froid, même à la main. Les écailles n'étaient pas d'or et les pêcheurs de Bouïgas n'étaient généralement pas des gens aisés. Ils étaient même parfois appelés montre cul pour arborer les guenilles. Toutefois il y eut des exceptions l'ancêtre d'un membre de la toujours vivante confrérie di pescaïre lilien s'était offert son propre portrait par un peintre ! Eté comme hiver, les pêcheurs l'islois glissaient sans bruit sur leur domaine aquatique, debout sur leur barques à fond plat, les nego chin (littéralement les noie chiens), puissamment armés un harpon à sept branches, un épervier, une nasse à truites, un filet à tendre, une bouteille à vairons, etc. Chaque année, le troisième dimanche de juillet, L'Isle continue d'entretenir le souvenir de ces pêcheurs d'autrefois par une démonstration de pêche sur les nego chin. D'ailleurs, au fil de la balade, vous pourrez parfois apercevoir des anneaux au bord de l'eau ce sont des vestiges permanents d'une économie qui alimenta la ville pendant des siècles.
   
 
 
 
 
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